Porter de la
fourrure, c'est porter la peau d'un animal mort. Chaque année des
animaux sont élevés ou capturés puis tués pour le commerce de la
fourrure. Voici quelques informations sur cette forme spécifique de
domination des animaux.
La plupart des animaux à fourrure sont maintenus dans des élevages:
- Les animaux y sont enfermés dans des cages faites entièrement de treillis (dessus, de côté, dessous) pour permettre le nettoyage des déjections, et jeter la nourriture sans devoir ouvrir les portes; - Ils se blessent les pattes sur le treillis. Les blessures s'infectent et ne sont pas soignées; - Ils ne sont pas protégés contre les tiques, puces, et autres insectes attirés par les excréments; - Les maladies contagieuses (comme la pneumonie) qui surviennent ne sont pas soignées tant qu'elles ne mettent pas en péril l'existence de l'élevage; - Les affections occulaires ou auriculaires ne sont pas soignées; - Les animaux ne sont pas protégés contre le froid (au contraire, en hiver, les animaux sont mis dans des courants d'air glaciaux afin que leur fourrure s'épaississe) ni contre la chaleur (beaucoup d'animaux meurent de chaud, en été, sous la tôle ondulée).
Les besoins élémentaires de l'animal ne sont aucunement pris en considération :
- Les animaux sont entassés les uns sur les autres dans des cages de 30x40x90 cm, même s'ils sont à leur état sauvage solitaire, comme le vison, ou que leur instinct les pousse à parcourir de longues distances, comme le renard. - Ils souffrent d'un stress permanent leur causant des ulcères, des comportements aberrants (tournent sans cesse dans leur cage, tuent leurs petits, s'automutilent); - Ils n'ont souvent pas assez à boire et peuvent mourir de soif en été, parce que l’approvisionnement est insuffisant, et en hiver parce que les abreuvoirs automatiques gèlent; - Ils reçoivent une nourriture d’une qualité exécrable, dont les carcasses de leurs congénères écorchés; - Les visons n'ont en outre aucune possibilité de nager.
Dans les élevages, les animaux sont tués de sorte que la fourrure ne soit pas abîmée, soit :
- par électrocution : une pince métallique est introduite dans la gueule, un électrode dans l'anus. La décharge ne passant pas par le cerveau, l'animal meurt en général brûlé, après de longues minutes. De plus, souvent, le voltage n'est pas assez fort, et l'agonie prolongée;
- par le gaz : les petits mammifères sont placés dans des boîtes et reçoivent des gaz d'échappement (souvent de tracteurs). Les visons, habitués aux plongées dans l'eau, mettent jusqu'à 30 minutes pour mourir car ils retiennent leur souffle. On utilise aussi des gaz à base de cyanure;
- par le poison :
-Dithyllinium : paralyse l'animal, qui reste néanmoins parfaitement conscient lorsqu'on l'écorche; -Strychnine : par souci d'économie, on utilise la dose minimale, ce qui prolonge d'autant la tétanie préalable à la mort; -désherbant : poison bon marché et à portée de tous. Son ingestion ou son injection provoque des douleurs atroces, -produits à base de cyanure
D'autres mises à mort sont courantes :
- Rupture des vertèbres; - Ecrasement de la tête à coup de masse ou de bâton; - Etouffement en écrasant la tête de l'animal avec un pied et la poitrine de l'autre; - Pendaison; - Etc.
Chaque année, des milliers d'autres animaux à fourrure sont pris dans des pièges.
Il existe quatre sortes de pièges :
- Le collet : Le fil métallique, muni d'un dispositif empêchant l'animal de se dégager, l'étouffe ou lui coupe de corps lorsqu'il tente désespérément de se dégager;
- Le conibear : Système du piège à souris : une barre de métal se referme sur l’animal, le tue, mais souvent, lui broie le corps. La mort survient après des heures, voire des jours d'agonie;
- Le piège à mâchoire : Le piège se referme sur la patte de l'animal, qui se débat violemment pour se libérer. Il se ronge la patte, se casse les dents sur le métal. Prisonnier, il meurt de faim ou de soif, ou se fait souvent dévorer par d'autres animaux;
- Le piège cage : L'animal, attiré par un appât, entre dans une cage qui se referme sur lui. Suivant le lapse de temps qu'il reste enfermé, le stress est intense. L'animal peut aussi bien mourir de faim ou de soif, de froid ou de chaud.
Afin que leur fourrure ne soit pas abîmée, les animaux piégés et qui sont encore vivants à l'arrivée du trappeur sont en principe battus à mort, ou, couramment, le trappeur met un pied sur la tête de l'animal et presse la poitrine avec l'autre pied, afin de l'étouffer.